Un instant happy zen au pied des arbres remarquables à Evreux et autour …
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J´aurais jamais dû, M´éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J´aurais jamais dû, Le quitter des yeux
Georges Brassens
Allez savoir pourquoi, j’adore les arbres. Leur grandeur, leur magnificence, leurs histoires (tout ce qu’ils ont vu et pourraient raconter), leurs racines ; leur douceur parfois, leur régénérescence perpétuelle, bref une force tranquille dirait l’autre ?
Certains arbres magnifiques sont cachés dans les jardins et parcs d’Evreux, on les voit dépasser des immeubles et on les suppose plantés là depuis des décennies voire des siècles. Certains autres ne se cachent pas du tout … comme l’Erable sycomore estimé à 250 ans, présent avant la construction du théâtre ! (Il a reçu le label Arbre Remarquable de France en décembre 2012 – on en parle un peu plus bas) …
A Evreux, le platane à feuilles d’érable du parvis de la cathédrale ne vous aura pas échappé non plus, ou le séquoia géant du jardin botanique, un orme de Sibérie rue du 7e chasseurs, un cyprès chauve à Navarre rue du Champ de Course, un cèdre de l’Atlas dans le parc de l’hôpital de Navarre, un cèdre de l’Himalaya rue Jean Moulin, des chênes et des pins Sylvestre à la Cité Lafayette …
Et sur l’agglo, me direz-vous ? et bien allons y justement
– Aux Ventes
Qui ne connait pas le chêne des 7 frères ? On le retrouve même sur le blason de la commune ! Un chêne avec une base unique à partir de laquelle partent 7 troncs. 3 personnes peuvent entrer dans l’arbre – forêt des Ventes en face le manoir de la Trigale.
– A Moisville
Une rangée d’arbres classée Natura 2000
– A Saint André de l’Eure
Un noyer noir d’Amérique qui doit avoir une centaine d’années situé sur un petit espace en centre-ville – marché aux cochons rue de Pacy (petite place enherbée au début de la rue avec une grosse cheminée en briques).
Le chêne du domaine de la forêt d’Ivry à St André de l’Eure, a reçu le label Arbre Remarquable de France en août 2007.
– A Champigny la Futelaye
Un chêne plusieurs fois centenaire dans le bois de la Héroudière.
– A Sacquenville
Une haie de noyers – lotissement la Biche, rue Abbé André Eliot.
Un saule à la grande mare et sur la Place de la Mairie, deux doubles haies de tilleuls, émondées régulièrement.
– Au Vieil Evreux – Site archéologique de Gisacum
Des poiriers à feuilles de saule, qui jouent à être des oliviers
– Au Plessis Grohan
Le Poirier à la fileuse qui raconte une belle histoire :
« Dans la commune du Plessis-Grohan, près d’Évreux, s’élevait [s’élève toujours – NDLR] un poirier centenaire connu sous le nom de « Poirier à la fileuse », son tronc vermoulu offrait en temps de pluie un refuge bien connu des bergers et des laboureurs. Les bonnes gens des alentours se plaisaient à raconter que sonnait minuit, une jeune fille vêtue de blanc se tenait sous le poirier, tenant entre ses mains quenouille et fuseaux et filait tout en chantant. D’autres prétendaient que la fileuse se tenait sur les branches du poirier … » Henri de Gadeau de Kerville, « Les vieux arbres de Normandie »,1895
Prendre le temps … La sylvothérapie
« On parle souvent de câlins aux arbres, grosse tendance depuis quelques années, mais c’est bien plus que ça ! La sylvothérapie est une pratique qui contribue à l’équilibre pour toutes les dimensions de l’Être : psychiques, physiques et émotionnelles. Elle permet (entre-autre) de se reconnecter avec les éléments naturels, d’apprendre (ou ré-apprendre) à sentir les choses (énergies, émotions, sens). C’est une vraie communion entre l’Homme et l’Arbre permettant de respecter et découvrir autrement la forêt.
– Comment s’y prendre
En arrivant en forêt, activez le mode « immersion ». Éteignez votre portable et contemplez les arbres et la nature que vous croisez. Touchez les feuilles, sentez les humus, marchez en silence pour vous connecter aux éléments.
Commencez par faire des étirements et respirations profondes pour vous mettre en bonne condition et être détendu. Idéalement, mettez-vous pieds-nus, pour ressentir le sol vivant et chaleureux.
Respirer ! Sentir ! Contempler ! Ecouter ! Toucher ! Partager !
Le respect est la base de cette pratique. Choisissez-vous un arbre (chêne ou bouleau pour les débutants). Faites-le au feeling, laissez-vous porter par celui qui vous attire.
Tout comme une prise de contact avec un être humain, allez-y par étape : on le salue mentalement avant de se rapprocher. Observez-le. Touchez-le, tranquillement, les yeux fermés, sentez les détails sous vos doigts (lichen, mousse, écorce…). Partagez avec cet arbre vos énergies, votre état d’esprit et écoutez-le. Respirez avez lui. Essayez de ressentir l’apaisement que le contact vous procure. Trouver une position confortable pour créer la communion et la chaleur énergétique. Vous pouvez l’enlacer ou vous reposer sur lui, à vous de voir.
Quand vous souhaitez arrêter (ça peut être au bout de quelques minutes, ou bien plus longtemps), remerciez votre arbre en lui envoyant vos ondes positives, en chantant, en lui transmettant la lumière, toutes les énergies positives que vous souhaitez lui partager. La sylvothérapie c’est le partage, le respect, la joie.
Prenez un instant pour ressentir les changements dans votre esprit et votre corps.
Christine Sanchez – L’arbre et moi –https://larbreetmoi.fr
C’est quoi un arbre remarquable ?
Un arbre pourra être dit remarquable s’il présente un ou plusieurs des critères suivants, cependant cette appréciation laisse aussi une place à la subjectivité.
– Son âge
L’âge avancé d’un arbre est un paramètre important.
La consultation d’archives (cartes postales, gravures…), la localisation de l’arbre et son environnement ainsi que et les témoignages permettent d’estimer l’âge d’un arbre tout en conservant son intégrité.
Ce critère dépend de l’essence : un if de 500 ans n’est pas exceptionnel, un hêtre de 500 ans serait exceptionnel.
– Ses critères physiques
La hauteur : ce critère dépend de l’essence, (ex : une hauteur de 25m ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, un olivier de plus de 15m est exceptionnel).
La circonférence : comme pour la hauteur ce caractère dépend de l’essence (ex : un châtaigner de 4m n’est pas exceptionnel alors que c’est le cas pour un érable de Montpellier de plus de 3 mètres de circonférence).
– Son histoire et ses croyances
L’arbre peut avoir un intérêt historique ou peut être associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne.
– Ses critères esthétiques
Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure…), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.
– Ses critères biologiques
L’arbre a-t-il un fonctionnement original, présente-t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex : blanchissement d’une partie du feuillage…) ?
– Autres critères :
L’arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition ? Est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable ?
L’association A.R.B.R.E.S. https://www.arbres.org/ s’intéresse particulièrement aux arbres remarquables à portée nationale.